Comparer des devis d'assurance avec l'IA : la méthode
Comparer 2 ou 3 devis d'assureurs avec ChatGPT ou Claude sans erreur : 7 bonnes pratiques, les pièges à éviter, et deux outils gratuits qui les appliquent pour vous.

Un comparatif de devis, ce sont 2 ou 3 PDF d'assureurs qui ne parlent pas la même langue. L'un écrit la franchise en euros, l'autre en pourcentage du sinistre. L'un range le dégât des eaux dans les garanties de base, l'autre dans une option. Recopier tout cela dans Excel prend du temps. Le confier à ChatGPT ou à Claude sans méthode, c'est risquer une garantie inventée dans un document qui part chez le client.
L'IA fait très bien ce travail si on lui donne des règles. Voici celles que nous appliquons chez Covera, puis deux outils gratuits qui les appliquent pour vous.
Ce que l'IA fait bien, et ce qu'elle rate sans consignes
Un assistant comme ChatGPT ou Claude lit les PDF, les scans et les photos de devis. Il aligne des garanties rédigées différemment et écrit une synthèse claire pour un client. C'est le cœur du travail, et il le fait vite.
Sans consignes, il fait aussi quatre erreurs, toujours les mêmes :
- il comble un trou avec ce qu'un contrat « contient d'habitude » ;
- il compare une franchise de 10 % du sinistre à une franchise fixe de 150 €, comme si c'était la même chose ;
- il calcule des économies approximatives ;
- il désigne une « meilleure offre », ce qui n'est pas son rôle.
Les sept règles qui suivent corrigent ces quatre erreurs.
Les 7 bonnes pratiques
1. Donner tous les documents, et seulement ceux du même risque
Il faut 2 ou 3 devis pour le même assuré et le même bien. Les conditions générales, les conditions particulières ou le document d'information (IPID) complètent un devis : ils servent à remplir ses lignes, jamais à compter comme une offre de plus. Si une page est illisible, l'IA doit le dire, pas écrire « non précisé » à sa place.
2. Imposer une grille de garanties par branche
Une grille fixe les rubriques et les lignes, branche par branche :
- multirisque habitation : mobilier, objets de valeur, dégât des eaux, RC vie privée, assistance, franchises ;
- santé : hospitalisation, dentaire, optique, aides auditives, en % de la base de remboursement ou en euros ;
- RC professionnelle : plafonds par sinistre et par année, sous-limites, franchises, exclusions.
Sans grille, chaque comparatif a une forme différente, et des lignes disparaissent sans que personne ne s'en aperçoive.
3. Zéro invention : « Non précisé dans le devis »
Une garantie absente et une garantie dont le devis ne parle pas, ce n'est pas la même chose. La consigne doit le dire en toutes lettres : chaque valeur vient d'un devis, écrite comme elle y figure. Rien sur une ligne : « Non précisé dans le devis ». C'est la règle qui protège le plus votre responsabilité.
4. Même ligne, même chose
Valeur à neuf contre vétusté déduite, franchise en pourcentage contre franchise fixe, % de la base de remboursement contre euros : ces valeurs ne se convertissent pas. On les garde telles quelles et on marque la ligne « non comparable ». Le client voit l'écart, et vous l'expliquez.
5. Pas de calcul, pas de verdict
En tête du tableau : la cotisation récurrente TTC, annuelle ou mensuelle, telle que le devis l'écrit. Ni total, ni économie, ni note, ni « offre recommandée ». Le choix et le conseil restent au courtier. Et le comparatif ne remplace pas la fiche d'information et de conseil exigée par la DDA : c'est un document à part.
6. Deux versions : une pour vous, une pour le client
Les vérifications du courtier restent dans la conversation : devis expiré, pièce manquante, valeurs qui se contredisent. Le PDF client ne contient que des faits et 2 à 5 points d'attention numérotés, écrits en mots simples, chacun avec sa source (assureur, page).
7. Relire le projet avant d'envoyer
D'abord un projet, ensuite la version finale. Trois points à vérifier : les valeurs sont celles des devis, « Non précisé » apparaît là où un devis se tait, et les écarts qui comptent ont leur renvoi numéroté.

Deux comparateurs de devis gratuits qui appliquent cette méthode
Écrire ces règles dans une consigne à chaque dossier, personne ne le fait. Nous les avons donc mises dans un comparateur gratuit, avec les grilles par branche et la mise en page du PDF. Il existe en deux versions.
Dans Claude : une commande à coller
Dans Claude.ai, avec l'exécution de code activée : joignez vos devis (PDF, scans ou photos), collez la commande Covera, envoyez. Claude montre d'abord le tableau et ce qu'il faut vérifier ; vous répondez OK, et le PDF final arrive.

Recevoir le comparateur pour Claude, gratuitement, par e-mail.
Dans ChatGPT : un skill à importer une fois
Dans ChatGPT, importez le skill Covera une seule fois (Plugins, Skills, Importer). Ensuite, dans n'importe quelle conversation, joignez vos devis et demandez la comparaison.

Télécharger le skill pour ChatGPT, gratuitement.
Les deux versions produisent le même PDF : garanties côte à côte, points d'attention numérotés, « Non précisé dans le devis » là où un devis se tait. Le pied de page rappelle que les documents de l'assureur prévalent.
Un point de vigilance : un devis contient les données personnelles de votre client. Utilisez un compte Claude ou ChatGPT conforme à la politique de votre cabinet.
Le plus pratique : ne plus comparer à la main
Le comparateur gratuit traite un dossier à la fois, à partir de devis que vous avez déjà rassemblés. Il reste le travail d'avant : aller chercher les devis sur les extranets, puis les ranger dans le dossier client. Nos conseils pour coter plus vite sur un extranet couvrent cette étape.
Covera fait les deux bouts. L'agent de cotation extranet pré-remplit les extranets et range chaque devis dans le dossier client. Le comparateur de devis Covera produit le comparatif sur tous vos dossiers, branché sur votre logiciel de courtage, à l'en-tête et au logo de votre cabinet.
Questions fréquentes
Peut-on comparer des devis d'assurance avec ChatGPT ou Claude ?
Oui, à condition de leur donner des règles : une grille de garanties par branche, aucune valeur inventée, aucun calcul ni verdict. Le comparateur gratuit de Covera, pour Claude ou pour ChatGPT, applique ces règles et produit un PDF prêt à envoyer au client.
L'IA peut-elle se tromper dans un comparatif de devis ?
Oui : sans consigne, elle comble les trous avec ce qu'un contrat contient d'habitude ou compare des franchises qui ne se mesurent pas pareil. D'où trois garde-fous : « Non précisé dans le devis » quand un devis se tait, « non comparable » quand deux valeurs ne se mesurent pas pareil, et une relecture du projet avant le PDF final.
Le comparatif remplace-t-il la fiche d'information et de conseil ?
Non. Le comparatif est une synthèse des devis fournis : les documents de l'assureur prévalent, et la fiche d'information et de conseil exigée par la DDA reste un document à part, établi par le courtier.
Quelle différence entre le comparateur gratuit et Covera ?
Le comparateur gratuit traite un dossier à la fois, à partir des devis que le courtier a déjà rassemblés. Covera compare les devis sur tous les dossiers, branché sur le logiciel de courtage, et produit le comparatif à l'en-tête du cabinet.


