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IA et courtage : Covera rencontre Planète CSCA

À San Francisco, Covera a présenté à la délégation Planète CSCA sa vision du métier de courtier avec l'IA, et trois choix : des agents adaptés aux process, des intégrations, la précision.

Par Tiphaine Venet · Publié le 1 octobre 2026
Logos Covera et Planète CSCA, San Francisco, 25 septembre 2026

Le vendredi 25 septembre 2026, Tiphaine Venet et Thibaut Regerat, les fondateurs de Covera, ont été accueillis à San Francisco par la délégation de Planète CSCA, avec une vingtaine de décideurs du grand courtage français. Covera fait partie de la promotion F26 de Y Combinator, et c'est de l'autre côté de l'Atlantique que l'équipe a retrouvé les dirigeants du courtage français pour leur présenter Covera Agents, ses agents IA pour les courtiers en assurance.

Des dirigeants du courtage français réunis en atelier par Planète CSCA à San Francisco
La délégation Planète CSCA réunie à San Francisco.

Le métier de courtier se recentre sur le conseil

Covera a présenté sa vision du métier de courtier. Pour Covera, la valeur du courtier va se recentrer sur l'accompagnement dans les dossiers complexes et sur la relation client, parce que l'IA prend en charge une partie de la gestion qui les entoure.

Cette gestion, chaque cabinet la connaît :

  • retaper le même client dans plusieurs extranets pour une mise en concurrence ;
  • réclamer et relancer les pièces d'une affaire nouvelle ou d'un sinistre ;
  • repérer les avis d'impayés des compagnies et relancer les assurés ;
  • mettre les devis côte à côte pour préparer le devoir de conseil.

Dans un cabinet spécialisé dans les entreprises, un devis qui prend trois minutes en prend quinze quand le même client doit être ressaisi pour trois ou quatre compagnies. Les agents préparent ce travail, et la décision reste au courtier.

Il est maintenant admis que l'IA a sa place dans les cabinets ; encore faut-il bien l'adopter. Covera y répond par trois choix.

1. Des agents qui s'adaptent aux process du cabinet

Deux cabinets ne travaillent pas de la même façon, et un agent qui impose sa méthode est vite abandonné. Les Covera Agents partent donc des process de chaque cabinet que Covera accompagne :

  • l'agent de collecte de pièces propose des listes de pièces par produit, que le cabinet peut remplacer par les siennes ;
  • l'agent de relances d'impayés lit les avis des compagnies, mais aussi le tableur de suivi interne du cabinet, une fois ses règles de lecture paramétrées ;
  • l'agent de vente additionnelle s'appuie sur les familles de contrats que le cabinet place déjà dans son portefeuille, et sur celles qu'il ajoute dans ses réglages ;
  • les relances suivent le canal que préfère chaque client, email ou WhatsApp.

L'agent de cotation est disponible dès le démarrage ; Covera ouvre ensuite les autres agents cabinet par cabinet. Le fonctionnement change selon le type de cabinet, du cabinet de courtage de proximité au cabinet IARD entreprises ou à l'agence générale.

Tiphaine Venet et Thibaut Regerat présentent les agents IA de Covera pour les courtiers en assurance
Tiphaine Venet et Thibaut Regerat présentent Covera Agents.

2. Des intégrations aux logiciels de courtage

Un agent IA ne sert à rien s'il oblige le cabinet à tout ressaisir dans un nouvel outil. Covera s'appuie sur l'expérience des intégrations CRM acquise chez Simio, la première entreprise de ses fondateurs, et se branche sur les outils que le cabinet utilise déjà.

Côté logiciels de courtage, Covera lit le portefeuille par une connexion avec Maia, Modulr, Excalibur ou Coorty, et par un export importé par l'équipe Covera pour Adhoc, clients et contrats, et pour BubbleIn, clients seulement. Côté messagerie et documents, les agents travaillent dans Gmail, Outlook et SharePoint.

Une intégration doit aussi être sûre. Covera ne devine jamais une identité : un dossier se rattache à un client du portefeuille sur preuve, une référence connue ou un SIRET exact, et une simple ressemblance de nom ne fait que proposer des candidats au courtier.

3. Précision, efficience et règles des compagnies

Le troisième choix est technique. Une IA qui se trompe une fois sur une adresse ou un montant perd la confiance du cabinet, et un outil qui contourne les règles d'une compagnie met le courtier en difficulté. Covera a donc fait des choix qui privilégient la précision :

  • chaque valeur extraite d'un document cite la pièce et l'extrait d'où elle vient, et le courtier peut le vérifier ;
  • pour certaines compagnies, les coordonnées de règlement d'une relance d'impayé sont insérées par une règle fixe, sans passer par l'IA ;
  • le comparateur range dans une rubrique « Hors grille » ce que sa grille ne connaît pas, sans rien jeter.

L'efficience vient d'une seule fiche de risque par dossier. L'agent de cotation extranet la construit à partir des pièces, puis l'extension Covera Extranets pré-remplit à partir d'elle, écran par écran et sur un clic du courtier, les champs pris en charge des extranets que Covera a cartographiés, comme ceux d'AXA ou d'Allianz. Une valeur saisie à la main dans un extranet peut être reversée à la fiche pour l'extranet suivant.

Le respect des compagnies tient en quelques règles. L'extension ne soumet jamais un devis : le courtier relit chaque écran et valide lui-même. Confier ses identifiants d'extranet reste facultatif ; ils sont alors stockés chiffrés, chaque consultation est journalisée, et aucune connexion automatique ne les utilise.

Thibaut Regerat et Tiphaine Venet pendant la démonstration de Covera Agents à San Francisco
La démonstration de Covera Agents à la délégation.

Ce que l'IA ne remplace pas

Les agents préparent, le courtier décide. Les emails sont déposés en brouillon dans la boîte du cabinet, les écrans d'extranet sont remplis mais jamais validés par Covera, et le comparateur de devis prépare la fiche d'information et de conseil sans choisir l'offre à la place du courtier. Covera n'entraîne aucun modèle d'IA sur les données des cabinets.

Continuer l'échange

Merci à Planète CSCA pour l'accueil, et à tous les participants pour la qualité des échanges, que l'équipe a hâte de poursuivre. Merci aussi pour les cadeaux, qui ont rappelé la France à l'équipe.

Thibaut Regerat et Tiphaine Venet à San Francisco avec les cadeaux offerts par la délégation Planète CSCA
Les cadeaux de la délégation, à San Francisco.

Si ces sujets vous intéressent, l'équipe peut vous montrer les agents sur les dossiers de votre cabinet. Le post de Tiphaine Venet sur cette rencontre est à lire sur LinkedIn.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que Planète CSCA ?

Planète CSCA est le syndicat professionnel des entreprises de courtage d'assurance en France. Le 25 septembre 2026, sa délégation a reçu Covera à San Francisco avec une vingtaine de décideurs du courtage français.

Covera se connecte-t-il à tous les logiciels de courtage ?

Covera lit le portefeuille par une connexion avec Maia, Modulr, Excalibur et Coorty, et par un export importé par l'équipe Covera pour Adhoc (clients et contrats) et BubbleIn (clients seulement). Aux États-Unis, Covera se connecte à EZLynx et à Momentum (NowCerts).

Covera soumet-il des devis sur les extranets des compagnies ?

Non. L'extension pré-remplit les champs pris en charge à partir de la fiche de risque, mais le courtier relit chaque écran et valide lui-même. Les identifiants d'extranet confiés à Covera sont chiffrés et ne servent à aucune connexion automatique.

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